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Des ruches installées au domaine Cataraqui

Si vous visitez le domaine Cataraqui cet été, vous apercevrez des ruches non loin du potager et des serres patrimoniales. Une colonie d’abeilles est au travail depuis quelques semaines dans le cadre d’un projet pilote auquel participent les horticultrices et horticulteurs de la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ). Il s’agit d’un retour aux sources à la villa du quartier historique de Sillery puisqu’elle a déjà accueilli des ruches en 2016.

« C’est tellement enrichissant ! Je suis néophyte là-dedans, mais on en apprend tous les jours. Le comportement des abeilles, c’est tout simplement fascinant. » Stéphane Caron et sa collègue Marie-Claude Bourque ne manquent pas de qualificatifs pour exprimer leur enthousiasme à propos de l’expérience qu’ils sont en train de mener au domaine Cataraqui.

Depuis le mois de juin, deux ruches ont été installées dans le but notamment de favoriser la biodiversité de ce lieu patrimonial unique. En plus des arbres fruitiers, des fleurs, des vivaces indigènes et de la canopée majestueuse, le domaine Cataraqui abrite un potager dont les récoltes servent à nourrir la clientèle de deux organismes communautaires du secteur. La ressource est abondante et située à proximité. C’est une condition propice au développement des ruches puisque les abeilles ne s’épuisent pas à chercher de la nourriture.

Une reine en santé pond jusqu’à 1500 œufs par jour. Tout au début de l’implantation de la colonie, toutefois, l’essentiel du travail des ouvrières consiste à produire les alvéoles qui permettront à la reine de déposer ses œufs. Une inspection des cadres des deux ruches est réalisée tous les dix jours pour s’assurer que la colonie se développe normalement. À maturité, chaque ruche pourrait contenir jusqu’à 60 000 abeilles. Le premier hiver représente toutefois un défi de taille, le taux de mortalité étant souvent élevé.

Cet automne, l’extraction du miel sera également une étape importante pour nos apicultrices et apiculteurs en herbe. Puisque la colonie est encore jeune, il est trop tôt pour estimer la production de miel. « C’est difficile à dire. Peut-être une ou deux chaudières… Ça dépend de plusieurs variables, explique Marie-Claude Bourque. On est encore en apprentissage par rapport à ça. » Les abeilles ne sortent pas de la ruche lorsqu’il pleut et elles sont directement influencées par la météo. Lors des étés pluvieux, il faut parfois les nourrir pour éviter qu’elles ne meurent. Une ruche peut normalement produire de deux à trois récoltes par année.

Le projet pilote revêt également un volet éducatif puisque le public a l’occasion de se familiariser avec la présence des abeilles. « Les gens confondent encore les guêpes et les abeilles. L’abeille, ce sont les fleurs qui l’intéressent. Elle n’est pas agressive à moins que tu la menaces directement »,souligne Stéphane Caron.

La présence de ruches favorise notamment la biodiversité dans les parcs. ©CCNQ, Jonathan Tobin

Le port d’un chapeau muni d’un filet ou de manches longues est recommandé uniquement pour éviter que les abeilles s’introduisent dans les vêtements et se sentent coincées. Lenteur et douceur sont les mots d’ordre à respecter lorsqu’on s’approche des ruches pour ne pas effrayer les vaillantes pollinisatrices. Si l’initiative est un succès au domaine Cataraqui, d’autres ruches pourraient bientôt être installées dans d’autres parcs appartenant à la CCNQ.

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